Comment bien gérer la natation sur un triathlon ?

Véritable calvaire pour les uns, simple formalité pour les autres, la natation divise les triathlètes. Quel que soit votre niveau de nage, l’eau libre est à appréhender avec modestie, méthodologie et cohérence. Voici les principaux points à respecter pour optimiser cette discipline.



Penser à s’échauffer

L’échauffement est la base de tous les sports. Pourtant, faire un plouf avant le début d’une épreuve n’est pas un réflexe inné. Et pour cause : nombreux sont les triathlons dont le départ dans la fraicheur matinale freinent les envies d’échauffement dans l’eau. Pourtant, préparer ses muscles à un départ rapide et nerveux apporte des avantages non négligeables. D’abord, l’entrée brutale dans l’eau sans mouvements au préalable peut rapidement « brûler » les muscles et donner la désagréable sensation d’être déjà « cramé(e) ». Aussi, l’échauffement permet d’éviter les blessures : même si la natation est un sport porté, la pression sur les articulations des épaules peut entrainer des douleurs ou blessures soudaines en cas de départ à froid. Enfin, un échauffement au préalable dans l’eau (5-10 min suffisent) permet de mouiller la combinaison en néoprène et de la rendre ainsi plus souple afin de finaliser sa bonne mise en place.


Minute astuce

Si la température ambiante est fraiche (ou en cas de pluie), nous vous conseillons d’effectuer des mouvements d’échauffement en dehors de l’eau et si possible à l'abri. Vous pouvez le cas échéant utiliser des élastiques de résistance pour imiter le mouvement des bras. Dans tous les cas, en cas de météo maussade, inutile de prendre le risque de se refroidir après quelques longueurs dans l’eau d’autant que les briefings de course trainent parfois en longueur…


Si vous n'êtes pas à l'aise dans les départs mass start, nagez légèrement à l'écart pour poser votre nage et éviter les coups.

Prendre la vague

Le top départ de la course est donné : vous foncez dans l’eau porté par l’excitation et l'adrénaline des premiers mètres. Pourtant très vite, vous devrez jouer des coudes pour vous faire une place dans l’eau. C’est au bout de quelques centaines de mètres que l’"essoreuse" décline et que les groupes de niveau se forment. A ce moment, à moins d'être en tête, nous ne pouvons que vous conseiller de prendre la vague d’un groupe et de bénéficier de l’hydrodynamisme induit par les athlètes précédents. Comme à vélo, cet effet proche du drafting vous permet d’économiser une énergie précieuse pour la suite de la course.


Minute astuce

Si vous êtes débutants ou pas réellement à l’aise avec la nage dans les pieds, nous vous conseillons de vous éloigner des paquets et de prendre votre propre rythme. En faisant cela, vous éviterez les coups et apprendrez petit à petit à vous faire une place dans le grand bain des requins.


Optimiser ses trajectoires

Dernier point essentiel pour faire une bonne natation : les trajectoires. En fonçant tête baissée sans regarder l’horizon, vous nagerez vers votre propre perte. Car l’eau est un élément qui se moque des repères et trouble les sens. Bien souvent, les nages en eau libre sont synonymes de dérive caractérisées en centaines de mètres supplémentaires effectués. Heureusement, une technique simple (mais à travailler) est à disposition des triathlètes : chaque trois ou quatre mouvements, nous vous conseillons de relever la tête pour pointer et viser la prochaine bouée du parcours. Cette technique évitera les distances superflues et économisera d’autant plus votre corps. Cette astuce s’adresse également pour les très bons athlètes ou les nageurs experts : si vous perdez la trajectoire optimale, vous abandonnez de nombreuses secondes sur un moins bon nageur mais mieux orienté.


Minute astuce

Pour bien viser la prochaine bouée du parcours, il est conseillé de s’équiper d’une paire de lunettes de natation efficace. En cas de départ matinale sous le soleil, des lunettes photochromiques devraient vous permettent de bien voir malgré l’agitation de la course. Sinon, une paire de lunettes avec verres incurvés proposent des angles plus larges pour un point de vue claire. Nous vous conseillons également de lever la tête tous les 3 ou 4 mouvements ou à chaque fois que vous vous sentez dériver. Ces gestes vous ralentiront quelque peu mais vous assureront des trajectoires plus propres !


12 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout