Petit lexique du triathlon

Dernière mise à jour : 1 févr.

Vous souhaitez briller en société grâce à des néologismes percutants et impressionnants ? Voici le petit lexique du triathlon à utiliser sans modération pour être sûr(e) d’impressionner le public. Ou pas !



Ironman ou 140.6

« You are an Ironman ! » L’homme de Fer détient une histoire et représente un mythe. À l’image du célèbre blockbuster cinématographique Iron Man, les courses Ironman surfent sur un succès énorme et un engouement populaire sanctuarisé par le mythe du « tout est possible ». Pour beaucoup, les courses Ironman représentent le graal du dépassement de soi pour les triathlètes : il s’agit de vaincre le mythique full distance (3,8km de natation, 180km de vélo, 42,2 kms de course à pied) représentant 140.6 miles ou 226 kilomètres. Ironman désigne également le groupe qui gère, organise et traite les courses de triathlon éponymes dans le monde entier.


Véritable machine à cash, la société propose un circuit international complet qui se développe à vitesse grand V : les courses labéllisées naissent un peu partout dans le monde. D’ailleurs, le groupe détient désormais de nombreuses autres épreuves de sport outdoor célèbres comme l’UTMB, les courses de vélo route Haute Route ou les courses off-road Gravel Epic. Pour autant, le point d’orgue de la saison Ironman reste la course mythique de Kona à Hawaii, lieu de naissance de ce format désormais historique. Dès lors, si vous bouclez la fameuse distance, vous êtes baptisé(e) « Homme de Fer ». Sinon ? Il faudra repasser !


Xterra

A l’instar du label Ironman, XTerra est entré dans le langage du triathlète comme synonyme de cross triathlon. Créé en 1996, ce label désignant une série de courses de cross triathlon passionne les adeptes des chemins : à l’inverse du triathlon « original », cette pratique consiste effectivement à remplacer la partie vélo route par du VTT et la partie course à pied par un Trail. Les distances du circuit Xterra varie en conséquence par rapport aux courses Ironman car il reste encore difficilement envisageable de proposer 180 km de VTT enchainés par 42 kilomètres de trail…


Full Distance

Dans la suite logique du label Ironman, le terme « Full distance » ou distance totale fait directement référence au format de course Ironman à savoir 3,8 km de natation, 180 km de vélo et 42,2 km de course à pied. Bien que marque de fabrique du groupe Ironman, les Full distance sont désormais proposés un peu partout par de plus en plus d'organisateurs.


Half Ironman ou 70.3

Le Half Ironman ou 70.3 est une compétition labéllisée Ironman dont la distance équivaut en miles à la moitié d’un Ironman (140.6 (miles) / 2 = 70.3). En termes de kilomètre, un Half se résume comme tel : 1,9 km de natation, 90 km de vélo et 21,1 km de course à pied soit un semi-marathon. Très prisée par de nombreux athlètes, cette distance est très populaire car elle propose un dépassement de soi intense sans pour autant nécessiter le même investissement que le full distance. À l’instar des courses Ironman, les Half Ironman se font de plus en plus nombreux dans le monde. En France, on peut compter sur les 70.3 de Nice, Vichy, Les Sables d’Olonne et sur le dernier né : Aix-en-Provence.


T1 ou Transition 1

Moment de vérité à la sortie de l’eau, la première transition du triathlon est aussi la plus délicate : passer de poisson à cycliste n’est pas aisé ! Bien gérer cette partie c’est savoir s’organiser pour quitter au plus vite son équipement de nageur au profit des indispensables du cycliste. C’est aussi savoir rationaliser ses actions et son temps pour grappiller un maximum de secondes au moment d’enfourcher le vélo. Pour le duathlon, la transition est également importante entre la course à pied et le vélo. La T1 ? Un véritable art qu’il faut travailler !


T2 ou Transition 2

Passer du vélo à la course à pied est redouté par certain, adoré par d’autres. Au moment de la transition 2 de votre triathlon, les jambes se font déjà lourdes et on se demande parfois comment faire pour courir… La T2 est malgré tout plus rapide et plus facile à gérer que la T1. Pour la réussir, un travail de déchaussage des chaussures de vélo en amont et la mise en place de lacets élastiques sur ses chaussures de running sont nécessaires. Musculairement en revanche, l’histoire est tout autre : travailler à l’entrainement l’enchainement brutal entre le vélo et les impacts de la course s’avère être une bonne idée pour éviter la tétanie des jambes.



Multi-enchainement

Cette notion est un pur concept du triathlon et fait référence à l’entrainement. Pour être performant lors des courses et optimiser les transitions, les exercices de multi-enchainement, c’est-à-dire enchainer des efforts fractionnés vélo-course à pied sont judicieux pour préparer ses muscles aux traumatismes de l’épreuve finale. Pour le duathlon, ce multi-enchainement est d’autant plus nécessaire que les deux transitions sont inhabituelles. Pour le Swimrun, il est également conseillé de stimuler des enchainements multiples eau-terre afin d’habituer son corps à cet effort.


SUB

Ce mot signifie « sous » vient tout droit du latin et gagne en popularité auprès des triathlètes. La raison ? La quête des records personnels pousse les athlètes à se fixer des objectifs chronométriques. Ainsi, faire Sub10 sur Ironman c’est boucler l’épreuve en moins de 10 heures. Pour les meilleurs triathlètes homme du monde comme Jan Frodeno, Lionel Sanders ou Kristian Bluemenfelt, les objectifs sont clairs : Sub8 à Kona. Pour meilleures féminines comme Lucy Charles Barclay, Daniela Ryf ou Anne Haug, la victoire se joue en Sub9.


Slot

Ce terme a été popularisé par Ironman. C’est le nom donné au ticket de qualification pour les

championnats du monde 70.3 ou 140.6. Pour obtenir le slot, il est nécessaire de faire une performance de premier plan dans sa catégorie d’âge et d’espérer rentrer dans le quota de slot distribué pour chaque course labellisée Ironman. Si le calcul de ces parts est légèrement complexe, soyez certain d’une chose : il faut faire une sacré perf’ pour espérer se qualifier, car sans ce précieux sésame, pas de mondiaux !


PR

Ou « Personnal Record » soit record personnel. Vous l’aurez compris, le triathlon aime la langue anglaise et s’imprègne de la culture américaine pour motiver ses troupes et promouvoir le dépassement de soi. Dans le cas du triathlon, un PR se déclare en cas de record chronométrique sur un certain format d’épreuve mais pas que : on parle aussi de PR par discipline. Ainsi, si votre temps de référence sur le 10 km d’un triathlon M est battu, vous validez un nouveau PR (ou CR) de course à pied (ou CAP).


Position aéro ou CLM

Plus intuitif que les précédents mots évoqués, ce terme décrit la position de l’ « œuf » adopté par le triathlète pour optimiser sa pénétration dans l’air et donc maximiser sa vitesse. Sur la partie vélo, une bonne position aérodynamique est primordiale pour rouler plus vite et préserver au maximum ses forces pour la course à pied. Voilà pourquoi les vélos de triathlon sont profilés et particulièrement étudiés en soufflerie !


CD - MD - LD

Courte distance (CD), moyenne distance (MD) ou longue distance (LD) : quel(le) triathlète êtes-vous ? Par MD on entend les triathlons d’une distance XS ou S dont la durée de course est comprise entre 30 minutes et 1h30. Par MD on entend souvent les triathlons M ou les distances similaires dont le temps de course est compris entre 1h30 et 3h30. Par LD on entend généralement les triathlons à partir du format half (ou L) jusqu’aux Ironman ou épreuves XXL soit des temps de course compris entre 4h et 12-18h.


L’essoreuse

Ce terme désigne l’effet induit par le départ en masse des participants sur l’épreuve de natation. Fermez les yeux et imaginez : 1000 athlètes déchainés plongent dans une eau encore paisible pour avaler l’épreuve de nage. Il en résulte un phénomène de remous et de turbulences dans l’eau semblable à une essoreuse et qui provoque parfois des légers vertiges. Les athlètes moins à l’aise souhaitant éviter ce phénomène naturel ont tout intérêt à garder leur distance du « paquet » soit en nageant sur les côtés soit en se laissant décrocher volontairement. À noter que cet effet est majoritairement ressenti lors d’un départ en « Mass start ». Suite à l’épidémie de Covid, bon nombre d’organisateurs optent pour un départ par vague d’athlètes (ou « Rolling Start ») ce qui limite ce phénomène de turbulence dans l’eau.


Drafting

Le Drafting est un terme destiné à la partie vélo d’un triathlon et signifie « rouler en peloton ». Une pratique dans la grande majorité des cas interdite. Pourquoi ? Car l’aide générée par l’aspiration d’un cycliste se plaçant derrière un autre est importante. Sur le plat, les estimations sont sans équivoque : à une vitesse de 40km/h, un cycliste abrité économise en moyenne 30% d’énergie par rapport à celui qui fait le tempo ! Ces chiffres sont encore plus importants lorsque le cycliste évolue à l’abri au sein d’un peloton de plusieurs coureurs. C’est donc pour éviter ces effets indésirables que bon nombre de triathlons interdisent le drafting. Si un athlète enfreint la règle, il peut être pénalisé (pénalité de temps) ou même disqualifié en cas de récidive manifeste. En revanche, dans le cas des courses avec drafting autorisé, vous avez tout intérêt à trouver un groupe et collaborer avec les autres pour maximiser vos performances.

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