Que faire à J-3 avant son objectif ?

Dernière mise à jour : 27 janv.

Le départ approche, le stress monte. À quelques jours de votre objectif de l'année, impossible de rester stoïque face à l'envie de tout donner. Suivez nos conseils pour aborder cette phase de préparation de la meilleure façon !


Nutrition, une amie à l'équilibre si fragile


3 jours avant votre objectif principal, vous devriez mourir d'impatience d'être au départ de votre course. Pourtant, une partie de votre performance se joue là sur plusieurs aspects. D'un point de vue nutrition, les jours précédents la compétition sont propices pour une recharge énergétique riche en glucides, minéraux et vitamines essentiels à la performance. Sans rentrer dans les détails de régime (Minute, nous ne sommes pas nutritionnistes...), la chose à retenir est d'une simplicité infantile : évitez de manger n'importe quoi et gardez des plats équilibrés et digestes.


D'ailleurs, ce dernier point doit être traité avec attention. Pour les triathlons moyen ou longue distance tels que les formats XL ou Ironman, le traumatisme intestinal induit par les chocs subis par le ventre en course à pied peut provoquer des douleurs abdominales, des vomissements voire des problèmes gastriques. A 3 jours de l'épreuve, nous vous conseillons donc de surveiller avec attention votre alimention : limitez les produits peu digestes et favorisez les nutriments légers et simples à assimiler.


Frais et impliqué plutôt que surmené et cramé


Côté entrainement, vous devriez vraisemblablement être au repos. Bien que variant en fonction du niveau, des contraintes et des plans d'entrainement, se reposer ou rester légèrement actif à ce moment de la préparation est une règle observée et respectée par la majorité des triathlètes. Car il est évidemment inutile de griller des cartouches inutilement si près du but et arriver fatigué(e) le jour J !


De la même manière, si votre entrainement n'a été jusqu'alors qu'une succession de ratés, de maladresses ou de carences, inutile de penser rattraper vos lacunes en enchainant des grosses sessions. Il vaut mieux arriver frais et moins entrainé que surmené et cramé ! En plus de bien manger, le repos et le sommeil sont à n'en pas douter vos alliés les plus fidèles lors de cette période.


Des exercices de relaxation ou de gestion du stress sont également favorables pour générer un maximum d'hormone de bien-être et aborder le départ de votre épreuve avec un maximum de recul et de calme.





S'imprégner des lieux de course


A ce moment de la préparation, il est également temps de se rendre sur le site de l'épreuve. En fait, bien préparer un triathlon c'est aussi arriver en amont de la compétition pour avoir le temps de s'imprégner des lieux, de l'ambiance et de récupérer son dossard. D'une façon générale, plus le triathlon est long et plus il est nécessaire d'arriver tôt sur le site de l'épreuve. Pour faire simple : on n'arrive pas la veille à 22h pour prendre le départ d'un Ironman à 6h le matin suivant... Logique, et pourtant : nombreux sont les athlètes qui négligent cette phase de préparation !


Arriver à J-3 sur le site de l'épreuve permet une acclimatation à l'environnement (températures, météo, typologie des lieux) et permet de récupérer du voyage. Le stress évité grâce à cela est autant d'énergie gagné le jour J pour performer et dépasser ses limites ! Certes, l'arrivée surplace génère souvent des frais supplémentaires (nuit en gîte, nourriture supplémentaire etc.) mais cela doit être vu comme un investissement rentable pour votre objectif.


D'ailleurs, pour les spécialistes du longue distance, nous ne pouvons que vous conseiller de réduire le nombre de course au calendrier mais de les aborder dans les conditions les plus optimales plutôt que d'enchainer les épreuves en négligeant cette phase d'adaptation. Même si cela vous semble futile, ne négligez pas la puissance d'une adaptation réussie !


 

Pour aller plus loin

Juste avant votre compétition, il est inutile voire catastrophique de modifier ses habitudes ou s'essayer à la mécanique vélo. Un changement sur le mode de vie aussi minime soit-il (prise d'une nouvelle boisson isotonique ou test d'une paire de chaussures) peut avoir des conséquences très néfastes (indigestion, ampoules...). Aussi, nous vous déconseillons fortement de tester un nouveau matériel ou de toucher à la mécanique de votre vélo (sauf cas de force majeur) les quelques jours avant l'épreuve. Pourquoi ? Vous risqueriez de dérégler la mécanique ou jouer à la roulette russe avec du matériel inconnu. De ce fait, il convient de toujours tester à l'entrainement et bien en amont, le matériel et la nutrition utilisés lors de l'objectif.

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